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Le jour où l'amour s'arrêta ...

Dernièrement je me suis arrêtée sur le blog de Mademoiselle K et sur son dernier billet, très bien écrit d’ailleurs. Et soudainement j’ai eu comme un sentiment de déjà-vu. Je ne sais pas pourquoi mais chaque phrase, chaque raison qui la poussait à vouloir rester célibataire résonnait en moi comme un glas glacial. Bizarre, j’aurais pu écrire, enfin j’avais écrit ces mots il y a maintenant dix ans, je les avais même clamés haut et fort. Et ce, dès le lendemain du jour où j’avais rompu avec mon russe et pris l’avion pour rentrer chez moi, après une énième bagarre, un énième bleu et une énième larme.

J’avais besoin de repos, de ne plus rencontrer d’hommes, et surtout j’avais besoin d’être seule, sans attaches. Des relations j’en ai eues, mais je les choisissais impossibles. Soit lointaines, soit fausses de par leur nature. Homme mariés… ou vivant à des kilomètres et parfois même les deux, aventures sans lendemain. Comme ça, on ne me « ferait plus souffrir » je me suis dit, je me suis convaincue… plus jamais je n’aurais de bleus, ni sur le corps mais surtout pas à l’âme.

Le jour où l'amour s'arrêta ...

Et pourtant je l’aimais, passionnément, au plus profond de mon âme, de mon cœur et de mes tripes. Quand on était ensembles et que tout allait bien nous étions imbattables, capables de tout, de franchir les pires obstacles, de casser n’importe quelle barrière. Je l'aurais suivi n'importe où, prête à m'installer à Prague pour lui.

Mais quand nous nous bagarrions nous étions aussi capables de tout, et surtout du pire… moi je faisais 1m70 et 61 Kg … lui 1m93 et 103Kg … alors naturellement je ne faisais pas le poids. Une chose est sûre, si j’étais restée avec lui, l’un de nous deux serait mort à l’heure actuelle. Et ça aurait autant pu être lui que moi… tellement nos bagarres étaient violentes.

Alors je me suis promis, juré que plus jamais on ne me ferait mal, plus jamais comme il l’a fait, plus jamais je ne souffrirais comme j’ai souffert, plus jamais je ne laisserais la passion, les émotions « me guider et guider mes gestes » comme elles l’ont fait.

Je me suis fermée, me suis persuadée que plus jamais je ne tomberais amoureuse. Alors j’ai quitté les hommes dès que je commençais à ressentir quelque chose, un léger frisson, un sentiment quelconque, une émotion.

Et paradoxalement je me suis persuadée que « jamais » je ne pourrais aimer comme je l’ai aimé lui … qu'il avait été THE ONE. Et que cet amour serait impossible a retrouver. C'était mon Sailor, j'étais sa Lula, j'étais Bonnie, lui mon Clyde.

Je ne laissais plus personne s’approcher, je voulais vivre avec mes démons intérieurs.

Le jour où l'amour s'arrêta ...

Il y a 4 ans je me suis réveillée, en ayant marre de cette situation. On m’a suivie, on m’a aidée à comprendre, on m’a demandée ce que je voulais et comment je me voyais, projetais dans le futur. Et on m’a fait réaliser qu’Alexandre n’avait jamais été ce à quoi j’aspirais.

Soudainement, j’ai pris une claque, mais une de ces claques dont on se rappelle toute la vie, un uppercut qui vous coupe le souffle et vous fait vaciller, si ce n’est, tomber. On réalise qu’on s’est « bradée et bridée», on prend conscience, on se regarde, on se déteste, comme si on se réveillait d’un coma, qu’on sortait du brouillard « avec 30kg de plus, et un cœur de pierre ».

Et on commence à se reconstruire… doucement, lentement. Et quatre ans après on réalise le chemin parcouru… on se dit que ce qu’on a fait est pas mal mais qu’il y a encore du boulot. Je reconstruis mon corps et mon âme… doucement lentement, et j’aime ce que je deviens. J’aime de plus en plus mon image, intérieure et extérieure. Je me respecte.

Le jour où l'amour s'arrêta ...

10 ans après je ne suis plus amoureuse d’Alexandre, je ne pleure plus en pensant à lui et j’ai réalisé qu’il n’était probablement pas la meilleure chose qui m’était arrivée. Je le conçois comme un chapitre de ma vie, ni plus ni moins.

Mais, 10 ans après je maudis ce jour où je me suis promise qu’on ne me ferait plus jamais mal, ou j’ai dit que je « ne voulais plus tomber amoureuse ». Ce jour où j’ai décidé que je n’aimerais plus, où j’ai fermé a porte et pris la carapace…

car je réalise qu’à 40 ans j’ai à nouveau envie d’aimer, tout simplement, retomber amoureuse, pour de vrai, juste comme ça, sans mariage ni enfants, sans appartement ni obligations, sans projets, ni demandes…

juste envie à nouveau de ressentir ce frisson provoqué par des ailes de papillons…

Allez quand on parle de Démons intérieurs...

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Tag(s) : #Ma vie... tout simplement.

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