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Lettre ouverte à mon ex

l m’en aura fallu du temps pour accepter, pour pouvoir mettre des mots sur ce mal qui me rongeait depuis des années. Il m’en aura fallu des moments de doutes, des moments auto-destructeurs, pour me rendre compte que finalement tout venait de notre rupture.

Certes notre relation ne fut pas des plus glorieuses. Je m’étais mise en stand-by, j’étais là « sur appel », quand tu avais envie de me voir. Quand tu te sentais d’humeur.

Mais là n’est pas le problème… le problème vient de ce jour où j’avais fait toutes les démarches pour trouver l’appartement dans lequel nous devions emménager ensemble. Cet appartement que j’avais soigneusement choisi en campagne pour te plaire, moi la citadine. Ce jour, qui suivit la signature du contrat, où tu m’as dit « non au fait, je ne viendrais pas. Je ne t'aime pas assez pour te suivre... Je crois même que je ne t’ai jamais aimé ». Ce jour où tu m’as laissé, ce contrat signé en main, mon appartement résilié et avec la seule solution d'emménager dans ce qui devait être « notre nid d’amour ».

Lettre ouverte à mon ex

M’en aura fallu du temps pour comprendre que ta pseudo gentillesse qui a suivie, que ton omniprésence dans mon cercle d’amis après notre rupture, cette manie de débarquer constamment dans mon bureau pour « demander » quelque chose ne relevait pas de ta bonté de coeur mais seulement d’une envie de domination et de manipulation.

M’en aura fallu du temps pour comprendre que le fait que tu démissionnes de la même boite que moi juste 2 jours après ma résiliation, me demandant « si gentiment » de partager notre pot de départ… ne relevait pas d’une envie de partager les frais mais juste de m’humilier une dernière fois avant que tu ne perdes totalement le pouvoir que tu avais sur moi.

Lettre ouverte à mon ex

M’en aura fallu du temps pour comprendre que je m’intoxiquais en restant dans cet appartement. Que je n’avais pas choisi pour moi, mais pour nous, pour toi. Que les 30 kg accumulés depuis notre rupture étaient une défense.

M’en aura fallu du temps pour réaliser que cette accumulation de petits messages réguliers pour savoir « comment je vais » relevaient plus du plaisir sadique que tu pouvais avoir de savoir que j’étais encore seule , que d’une réelle inquiétude sur ma situation personnelle. Comme cette fois où pendant quelques semaines j’ai ignoré tes messages et que tu as débarqué dans mon bureau parce que « tu passais » par là, par hasard. Te présentant comme un « très bon ami » auprès de mon personnel. Et le pire, c'est que je t'ai cru, et que j'ai été flattée. Flattée que tu t'intéresse encore à moi.

M’en aura fallu du temps oui… pour comprendre que le jour où tu m’as quitté et que j’ai accepté cette situation sans dire un mot, pensant probablement que tu avais de bonnes raisons… que ce jour là j’ai arrêté de me respecter.

Oui ce jour là j’ai arrêté de me respecter, en n’osant pas te dire « va te faire foutre, vis ta vie et laisse moi vivre la mienne »…. en acceptant de vivre plus de 5 ans dans un appartement qui me rappelait constamment ta personne…. en te trouvant des excuses et en me disant que j’étais surement « pas assez bien pour toi ». Oui… ce jour là j’ai arrêté de m’aimer.

Lettre ouverte à mon ex

Il m’aura fallu 6 ans… pour entamer cette reconstruction. Six années que j’ai perdues. Perdues dans du surpoids (pour ne pas dire obésité), perdues à fermer les yeux sur ma vie, à la subir.

Maintenant je suis sur le chemin de la reconstruction. J’ai déménagé dans un appartement qui « me convient », j’ai lâché 25 kg aussi en une année. Et ma vie va mieux… doucement et lentement. J’ai encore du mal à gagner de la confiance en moi d’un point de vue relationnel, ai parfois un peu peur de retomber dans certains travers, de me mettre en stand by, d’attendre que l’on vienne me chercher au lieu d’être pro-active. J’ai un peu peur d’être encore fragile à ce niveau.

J'ai encore peur que l'on ne puisse pas m'aimer ... que l'on ne puisse pas s'attacher à moi. Que j'en vaille pas la peine. Mais j’y arriverai, je vais mieux. Et ce n’est en tout cas pas grâce à toi.

Je ne sais pas si un jour tu liras ces mots et je ne sais pas si un jour j’aurais le courage de t’envoyer définitivement les quatre vérités à la figure. Je ne sais pas j’en ai réellement besoin aussi. Car finalement le seul fait de dire, d’écrire les choses comme ci-dessus, me suffit largement pour souffler, accepter la situation et regarder vers l’avenir.

Et finalement, j’avoue que ce n’est pas toi le problème. C’est moi qui dois me pardonner de m’être oubliée pendant si longtemps. Je dois être bonne avec moi, m’excuser d’avoir été aussi méchante, destructrice avec ma propre personne. Car non toi tu es comme t’es et je te pardonnes. Et l’avantage de cette lucidité actuelle, c’est que « plus jamais » je ne me laisserai mettre « au second plan ». je continuerai à vivre ma vie, coûte que coûte…

Car "merde" moi aussi j'ai le droit de me sentir belle, de me sentir désirée, de reprendre cette confiance que j'avais avant. Je le suis ... je suis belle, je suis intelligente ... Moi aussi j'ai le droit au respect ... et surtout à mon propre respect.

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Just be good to who you are ... Jessie J.

Tag(s) : #Ma vie... tout simplement.

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